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Samwinne ås langues come li walon / Bate di noûmots

 
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Oteur Messaedje
lucyin



Date d' arivêye: 2005-07-07
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PostDate: mie 17 dec, 2014 12:37:13    Sudjet: Samwinne ås langues come li walon / Bate di noûmots Responde tot citant

Concours Noûmots…
Des mots pour dire la Wallonie d’aujourd’hui

ARGUMENT

Une langue, pour que son avenir soit assuré, doit être employée dans les secteurs où se joue l’avenir de la société. Cela présuppose que le vocabulaire soit adapté à ces secteurs et s’enrichisse de nouveaux mots pour désigner des réalités nouvelles.

Les langues régionales de la Wallonie ne sont plus adaptées à de certains domaines de la vie sociale et doivent emprunter de nombreux termes au français (ou à l’anglais). Il est loin le temps où le français empruntait au wallon, par exemple dans le vocabulaire de la mine.

Comme toute langue, le wallon, le picard, le gaumais et le champenois disposent des ressources nécessaires pour s’adapter à la réalité contemporaine. Mais il convient de créer, dans ces langues, des mots qui disent cette réalité.

La « Fête aux langues de Wallonie », qui veut dynamiser la pratique des langues régionales de Wallonie, organise un concours de noûmots (néologismes) qui illustrera et valorisera la créativité terminologique des Wallons.

MODALITÉS DU CONCOURS

Le concours est ouvert à toute personne soucieuse de faire vivre les langues régionales de la Wallonie, sans restriction géographique ou linguistique. Il ne sera pas fait de distinction de catégorie d’âge.

Chaque participant au concours est invité à constituer une liste de minimum 5 (cinq) noûmots (néologismes) en rapport avec un des domaines suivants :
*les nouvelles technologies (informatique, réseaux sociaux, etc.)
*le marketing/management.

Chaque noûmot (qui sera obligatoirement un nom ou un verbe) sera accompagné d’un bref commentaire (entre 3 et 5 lignes) mettant en évidence les éléments qui ont conduit au choix du noûmot.

Les propositions sont à transmettre au jury du concours (adresse ci-dessous) entre le 1er février 2015 et le 1er juillet 2015 (date limite impérative).

Un même participant peut soumettre une liste de noûmots pour chacun des deux domaines précisés.

Les propositions seront examinées par un jury composé de spécialistes des langues régionales de la Wallonie. Les éléments d’appréciation sont les suivants :
– pertinence du noûmot par rapport au domaine choisi ;
– conformité de la forme du noûmot par rapport aux principes de composition de la langue choisie (wallon, picard, gaumais, champenois)1 ;
– atouts du noûmot quant à l’accueil de la forme par le public (compréhension par un maximum de Wallons, quelle que soit la variété de langue parlée ; facilité de mémorisation ; suggestivité ; clin d’œil humoristique, etc.).

Des prix récompenseront les gagnants dans chacun des deux domaines précisés. En outre, une sélection parmi les noûmots retenus sera opérée et fera l’objet d’une publication par le CROMBEL.

Les décisions du jury – qui seront sans appel – seront proclamées lors de la soirée festive de clôture de la semaine de la « Fête des langues de Wallonie », le samedi 3 octobre

Adresse pour l’envoi des propositions
Les propositions sont à communiquer par voie électronique à Michel FRANCARD, à l’adresse suivante :
<michel.francard@uclouvain.be>

Attention
Date limite pour l’envoi des propositions : 1er juillet 2015.
_________________
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Candjî pol dierin côp pa lucyin, li dim 25 dja, 2015 20:28:27; candjî 1 feye
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lucyin



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PostDate: mie 17 dec, 2014 12:40:24    Sudjet: Responde tot citant

Rappel de documentation déjà disponible :

*en français :
** La création de néologismes par dérivation: formation du nom d'action :
http://aberteke.walon.org/waldim03.html

** Les mots nouveaux en wallon : étude de marché, recherche et développement, diffusion du produit fini, feed-back clientèle.
http://aberteke.walon.org/p-5noumots.php

** Le symbolisme des sons et la création de néologismes.
http://aberteke.walon.org/waldim07.html

*en wallon :
http://lucyin.walon.org/diccionairaedje/noumots.html

* e-n inglès : Motî walon - inglès des copiutreces / Walloon - English dictionary of computing terms
http://users.skynet.be/bs302306/linux/wi.html
_________________
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Candjî pol dierin côp pa lucyin, li sem 24 dja, 2015 23:36:34; candjî 3 feyes
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PostDate: sem 24 dja, 2015 23:06:50    Sudjet: Responde tot citant

Quelques fruits de mon expérience de créateur de « noûmots »

Quand je commençai à écrire le wallon en 1981, j’avais besoin d’un titre pour ma première composition, un poème de circonstance écrit à l’occasion des fiançailles de ma sœur. « Fiançailles », tout simplement ? Oui, mais le mot ne me semblait pas exister en wallon. Je pensai donc à « crapåde », non employé dans mon entourage, mais faisant partie du « wallon international ». Prendre une « crapôde », ce pourrait être « si crapôder », donc conclure un « crapådaedje ».

Trente-quatre ans plus tard, vais-je introduire ce terme – attesté par une publication contrôlée par Lucien Léonard, R.N. & « SLLWî » - dans le « Wiccionaire », le dictionnaire wallon polyvalent on-line de la fondation Wikipédia, que j’ai développé depuis 2009 ?
Non. Parce que le mot « fiançailles » a déjà un équivalent wallon, bien documenté quoique limité géographiquement, « acwèrdances ».

Cette première expérience va nous enseigner deux points :
- ne pas créer des néologismes pour des mots déjà existants en wallon, fût-ce dans un « autre » walon. De là, le souci constant de Laurent Hendschel dès 1993 de « rôbaler foû » (quadriller) toutes les ressources lexicales du wallon, d’ Ovifat à La Louvière et de Dion-le-val à Presgau et à Warmifontaine, pour rendre accessible à tous, les mots wallons utilisés au 20e siècle et avant. Et d’éplucher, avec Thierry Dumont, les dictionnaires et lexiques de la liste établie dès 1992 par Johan Viroux, et que j’ai « recråxhî » au fil des nouvelles publications de « diccionairîs » (lexicologues). Le travail, qui s’arrête malheureusement à la lettre D (C n’est pas complet, mais Z et N sont présents), a été rendu consultable sur le site « walon.org » par Pablo Sarachaga.
http://chanae.walon.org/lh/wa/dic/
- un néologisme, aussi « sûti » soit-il, ne survivra que s’il est employé, à l’écrit et à l’oral, chez les wallonophones de demain. Et en tout premier lieu par celui qui l’a créé. Et dans cet « examen final », le nombre d’élus est des plus limités. Ainsi, Tauli, un des « ravicantisses » de l’estonien, a créé des milliers de « noûmots » pour sa langue au début du 20e siècle. On estime qu’il en existe encore 200 d’un usage courant dans l’estonien d’aujourd’hui, ce qui est considéré comme une performance digne du « Guiness des records ».

Le travail de Tauli à un moment où l’estonien pouvait passer facilement d’un statut de dialecte excentrique dans l’URSS à celui de langue morte nous conduit à un autre point préliminaire : pourquoi créer des néologismes si leur créateur n’a pas la conviction que le wallon survivra au 21e siècle, autrement qu’à titre folklorique ou philologique ? Pourquoi, par exemple, créer des néologismes techniques si les conversations et les écrits sur le sujet sont inexistantes ou se font en français, dans le chef du créateur lui-même. Or, jusqu’à présent, sur la dizaine de revues wallonophones, il n’y a qu’une minorité à publier systématiquement ou occasionnellement de la prose non narrative (textes techniques ou journalistiques). Et très peu de « waloneus » se sont investis jusqu’à présent dans cet outil extraordinaire qu’est le Wikipedia wallon, lancé par Pablo Sarachaga il y a plus de 10 ans déjà.

Qui peut créer des néologismes ?

Tout(e) wallonophone, naturellement ! Qu’il (elle) soit scripteur (-trice) de la langue ou nom. Celui ou celle qui possède un connaissance « sociale » de la langue est parfois plus à même de créer de beaux nouveaux mots que des linguistes spécialisés. Par exemple, comment choisir un mot scientifique pour « coït » ? Notre langue a des ressources linguistiques (cougnaedje, trimpaedje del biscûte, adjermelaedje), mais ce n’est pas dans le même registre socio-linguistique. En mettant toutefois un bémol à leur non-emploi. Ces mots ressentis comme politiquement incorrects par les locuteurs natifs, éduqués dans une société imprégnée du wallon millénaire, le seront-ils encore pour les « raprindisses » (ré-apprenants) ? Récemment, avec le premier film de Xavier Istace, nous avons observé que le mot « panse » semblait avoir perdu sa conotation grossière chez les « jeunes » locuteurs wallons du Wisconsin, alors qu’il fait encore hérisser le poil des wallonophones du même âge élevés dans le Brabant wallon.

Ainsi, j’ai utilisé l’entrée « vé » (ou « vét », équivalent au français « vit ») pour l’article Wikipedia sur le pénis.
https://wa.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9_%28antomeye%29
Le mot était-il honteux à une certaine époque ? Je l’ignore, mais il semble avoir été « lavé de tout soupçon » par l’emploi courant de son composé « mivé », « pôve mivé ».
https://wa.wiktionary.org/wiki/miv%C3%A9
C’est du moins ce qu’affirme Jean-Jacques Gaziaux d’après les réactions de ses témoins, des gens très respectables qui n’auraient pas prononcé des mots « måhonteus » devant un étranger. Par contre, je n’aurais pas pu utiliser le mot « kète », dont j’ai l’expérience du caractère grivois. Qu’en sera-t-il des « walon-cåzants » de demain ? L’un d’entre eux déplacera-t-il l’article « vé », mot inconnu dans l’usage courant dès le 20e siècle, pour celui de « kète », encore vivant au 21e siècle et qui aurait alors été dédiabolisé ? Qui vivra verra.

II.

Tous les exemples que nous venons de voir (après « crapådaedje ») sont ce qu’on appelle des néologismes par extension de sens. Vous allez dire qu’ils vont de soi. Pas toujours. Ainsi, les apiculteurs wallonophones n’ont jamais appelé « tchetoeres di bwès » les ruches modernes quand ils ont délaissé le modèle traditionnel en paille et éclisses de coudrier. Ils parlèrent « bêtement » de « ruche », mot qu’ils considéreraient come wallon dans un texte wallon.

On aurait pu walloniser le terme en « rutche ».Chacun sait, intuitivement, que le CH français devient presque systématiquement TCH en wallon. Pourtant, plusieurs néologismes d’emprunt du 20e siècle n’ont pas franchi le pas. Pensons à « achèver », « rèflèchi », « èchêpe / èchèrpe / èchâpe » (écharpe).

Ceci nous fait entrer à pleins pieds dans le chapitre des néologismes d’emprunt (les « calcaedjes » comme disent les « linwincieus » wallonophones).
Comme les locuteurs natifs les utilisent à tour de bras depuis plus deux siècles, ils sont de plein droit des mots wallons. Ainsi « mètchant », « mètchansté », « assimblêye », « gazète », « dringuèle », « drache », « apèler », « mètingue », « aminwêr » (laminoir), « pulôve », « fabrike », « trén », « cwèfeû », « cwisse », « tracteûr », « mwessoneuse-bateuse », « circulaire » (scie circulaire), « télévûzion », « spitch », « otostråde », « ordinateûr », « pènalti », « rèfèré » (arbitre de football), « linèsmane », « fousbal », « chnop » (rhume de cerveau), « cåler » (téléphoner à), « djob », « djèyografîye », « istwêre », « lèdjinde ».

À partir de cette petite liste, nous pouvons déjà constater deux choses :
* les néologismes d’emprunt proviennent à 99 % du français. Pourtant, les mots « mètingue » et les termes du football proviennent de l’anglais comme prononcé dans le première moitié du 20e siècle. « cåler » et « djob » sont des mots wallons courants au Wisconsin. Quelques mots d’usage fréquent en Wallonie malmedienne (« fousbal », « chnop ») proviennent de l’ allemand. « dringuèle » vient du flamand ou néerlandais et « drache » du thiois brabançon. Quant à « otostråde », il vient de l’italien, les premiers constructeurs d’autoroutes.
* Si certains mots sont empruntés tels quels (« gazète », « circulaire », « fousbal », « djob ») ou presque (« tracteûr », « spitch », « ordinateûr »), d’autres subissent, au moins en certains points de la Wallonie, ce qu’on appelle une adaptation phonologique. Typiquement : « mètingue », « télévûzion » « dringuele ».

Comment gérer les mots d’emprunt du futur ?

C’est cette dernière voie qui devrait être la plus choyée chez les utilisateurs du wallon de l’avenir. Parce qu’ils sentiront probablement qu’on ne peut pas impunément introduire des « contrumasses » de mots français, non réadaptés, sans faire renaître la vieille dépréciation : « le wallon n’est qu’un français déformé ». Insi, « jènèrâl » deviendra « djènèrå », « jè.ografîye » sera « djèyografeye », « lingwistique » se mutera en « linwistike », « calendriyér » en « calindrî », etc.

Cette tendance, déjà très utilisée sur les Wikipédias wallons, conduira, entre autres :
* à toujours combler l’hyatus (« djeyografeye », « antibiyotike »)
* a remplacer un H initial par un W (« woligane », « woliganisse »), copiant la phonologie ouest-wallonne.
* à étendre l’usage de la voyelle prothétique ouest-wallonne à certains néologismes, pour respecter la règle des trois consonnes (« ène èstår do rond balon » (Jean Goffart); « èn antibiyotike å lådje èspèke »)
* à simplifier les séquences de deux ou trois consonnes terminales, comme en wallon classique (« Matile », « sôre »= « sorte) : « crypte » => « cripe ». Quand bien même cela conduisit à des homonymies : « asthme » et « astre » deviennent en wallon « asse » ; « cyclisme » et « cycliste » font le même « ciclisse ».
* à respecter la même règle des trois consonnes à l’intérieur des mots : « substantif » => « sustantif » (préféré à « suptantif » proposé dès 1866 par Henri Forir) ; « abstrait » => « absitroet ».

III.

Les néologismes d’emprunt sont certes les plus commodes et les plus courants, et ce, dans toutes les langues. Mais ils procèdent d’une certaine facilité. D’une paresse certaine, allais-je dire. De plus, s’ils se multiplient, le discours de la langue emprunteuse se rapproche dangereusement de celui de la langue prêteuse (un prêt jamais remboursé, en fait !). D’où l’impression de l’observateur étranger que la langue emprunteuse n’est qu’un sabir, un jargon, … un patois ... à éradiquer. D’où également la tendance chez les locuteurs de la « petite langue » de repasser entièrement dans la « grande » quand le sujet va devoir accumuler les mots savants d’emprunt. Marcel Slangen l’observait déjà dans les années 1980. Le lundi dans le train de Bruxelles, les Liégeois « walon-djåzants » parlent du match du Standård en wallon, puis repassent en français pour discerter sur leurs tâches de fonctionnaires.

Au contraire, les néologismes dont nous allons parler maintenant dénotent une créativité de la langue menacée, un volonté d’originalité et, in fine, le désir d’évoluer en s’éloignant de la langue dominante.

Sur l'extension de sens

Nous avons déjà évoqué l’extension de sens (ou plutôt la non-extension de sens spontanée) dans le cas de « tchetoere » / « ruche ». Notons à ce propos que ce n’est pas parce qu'une extension de sens ne se fait pas dans la langue spontanée qu’elle est irrecevable dans la version « noble » ce cette langue.

« Version noble » ? Ceci nous amène à une autre remarque précieuse. Créer des néologismes suppose également une acceptation tacite que la langue que vous enrichissez va survivre, se redévelopper, regagner des parts de marché dans la concurrence linguistique omniprésente dans les sociétés humaines, s’équipper de nouvelles armes pour aborder la « guerre des langues » - selon l’expression consacrée de Jean-Louis Calvet pour désigner leurs rapports, loin d’être la coexistence pacifique décrite par Nicolas Defrecheux dans « mes deus lingaedjes ». Langue noble, dis-je, destinée aussi à être parlée ou écrite par des nouvelles tranches d’âge, de nouvelles couches sociales, de nouveaux groupes intellectuels ou migratoires, où elle est absente au moment où le créateur crée.

Pour revenir à l’extension de sens non spontanée, j’ai risqué quelques fois « tchetoere di bwès » en alternance avec « rutche » (adaptation phonologique de « ruche »), dans des textes « Rantoele-gazete » sur l’apiculture. J’ai aussi parlé occasionellement avec mon garagiste de « crama » pour désigner la crémaillère de la direction d’une voiture, du temps où cette pièce était parfois défectueuse.

En travaillant sur le Wiccionaire wallon, je note souvent des mots où je décèle une extension de sens. Vous pourrez en trouver certains sous ce lien :

https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_di_stindaedje

Comme autre modèle du genre, je pense également à « gayole » (cage d’oiseau) qui a donné, très couramment, le sens de « prison » et plus confidentiellement en football, celui de « goal, cage du gardien de but ».

D’où cet autre néologisme : « egayoler » pour « marquer un but ».

IV.

Voilà une transition toute trouvée pour aborder le chapitre qui me semble le plus conséquent en néologie :

La dérivation

Elle consiste à proposer des mots qui n’existaient pas auparavant, ni dans la langue cible (contrairement à l’extension de sens), ni dans la langue dominante (contrairement à l’emprunt). Et ce, en imitant la structure des dérivés naturels présents en wallon.

Facile, me direz-vous ! Ainsi « gayole » + préfixe è- (en-) + suffixe infinitif -er donnent « ègayoler » (en-cag-er).

Cet exemple nous oblige à aborder un point que nous avions soigneusement évité jusqu’à présent. C’est la diffusion géographique potentielle de nos néologismes, dans l’état actuel de la langue wallonne, toujours caractérisée par une forte préséance de la variabilité régiolectale.

Car le préfixe è- (en-) que nous avons utilisé ne couvre pas toute la superficie de la Wallonie linguistique (zone berceau de la langue wallonne). Si on prend un équivalent simple, « èmantchî », le mot n’a strictement cette forme que sur Namur et Liège. En Sud-Ardenne et sur Charleroi, on a « amantchî » et plus loin encore à l’Ouest, « inmantchî » (je passe sur la variabilité du mot en dehors du préfixe). Les utilisateurs ouest- ou sud-wallons de « egayoler » adapteront-ils le mot en « agayoler » et « ingayoler », ou préféreront-ils une forme lexicale unique, celle des « grands frères » namurois et liégeois. C’est les « market-makers » carolos et bastognards du wallon de demain qui nous apporteront la réponse.

(à suivre)
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PostDate: lon 01 djn, 2015 13:20:01    Sudjet: Responde tot citant

Sacwants noûmots d' éndjolike (infôrmatike) : loukîz dedja ladrî :

(sol Wiccionaire)
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:Mots_walons_d%27_%C3%A9ndjolike

(so Wikipedia)
https://wa.wikipedia.org/wiki/Inf%C3%B4rmatike

https://wa.wikipedia.org/wiki/Categoreye:Inf%C3%B4rmatike

(so les Berdelaedjes)
http://berdelaedje.walon.org/viewforum.php?f=8

vîs papîs :
* http://users.skynet.be/bs302306/linux/wi.html
* http://lucyin.walon.org/diccionairaedje/R3_Mahin_motli_PC.pdf
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Candjî pol dierin côp pa lucyin, li lon 01 djn, 2015 14:20:58; candjî 1 feye
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PostDate: lon 01 djn, 2015 14:14:46    Sudjet: Responde tot citant

Totes sôres di noûmots walons, d' après les anêyes k' il ont stî eplaidîs pol prumî côp :

Diviè 1900
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_1900

Diviè 1920
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_1920

Diviè 1950
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_1950

Diviè 1975
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_1975

Diviè 1990
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_1990

Diviè 1995
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_1995

Diviè 1997
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_1997

Diviè 2000
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_2000

Diviè 2005
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_2005

Diviè 2007
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_2007

Diviè 2010
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_2010

Diviè 2012
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_2012

Diviè 2015
https://wa.wiktionary.org/wiki/Categoreye:No%C3%BBmots_walons_askepy%C3%AEs_divi%C3%A8_2015
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Candjî pol dierin côp pa lucyin, li dim 24 dja, 2016 21:18:24; candjî 1 feye
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PostDate: dim 12 djl, 2015 4:07:48    Sudjet: Responde tot citant

Citåcion:
Djåke Dupuis
mi dji su todi avou mes Forpåyisse...pacifiste...èyet Forpåwisse...terroriste... fwar rishonnan mins nén les minmes.


Djustumint : nén awè deus noûmots ki vlèt dire djusse li contråve onk di l' ôte, et ki s' rishonnèt.

Insi on n' a nén ritnou, so les Wiki, les 2 noûmots atåvlés pa Rodjî Viroux "sonante / consonante" po "voyale / cossoune"
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PostDate: dju 16 djl, 2015 13:41:24    Sudjet: Responde tot citant

Sacwants noûmots co a trover

http://berdelaedje.walon.org/viewtopic.php?t=1835
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PostDate: mår 01 set, 2015 11:44:36    Sudjet: Responde tot citant

Gn a yeu 12 bateus, dispårtis insi :

* noûmots atåvlés e rfondou walon : 4 (inte di zels, 3 ki dinnut les disfondowes po sacwants coines do payis)
* noûmots atåvlés tot notant èn accint lidjwès : 3
* noûmots atåvlés tot notant èn accint måmdiyin : 1
* noûmots atåvlés tot notant èn accint namurwès : 1
* noûmots atåvlés tot notant èn accint carolo : 1
* noûmots picårds : 2

Dji va sayî do fé des statistikes so les noûmots atåvlés (bråmint des bateus end ont evoyî dipus d' 10).
_________________
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lucyin



Date d' arivêye: 2005-07-07
Messaedjes: 2328
Eplaeçmint: Sidi Smayil, Marok

PostDate: sem 28 nôv, 2015 23:36:13    Sudjet: Responde tot citant

Après délibération, le jury retient les 10 noûmots suivants :

N°2 (René Brialmont)
ègurnièdje ou ègrinièdje : archivage (de documents électroniques).
clignète : émoticone (« smiley »).

N°3 (Jean Cayron)
djermon : startup ; jeune entreprise appelée à se développer.

N°6 (Rose-Marie François)
mêlète : courriel.

N°7 (Jacky Lodomez)
mète è prandjîre : mettre en veille.
braskèter = effecaer (un fichier) (« deleter »).

N°9 (Annie Rak)
boète à bite : ordinateur.

N°10 (Collectif Sisma-Wiki)
zûna = buzz.

N°12 (Charleroi)
guigne djins : caméra de vidéo-surveillance.
mousse vôye : GPS.

Parmi ces dix noûmots, qui seront « proclamés » le 3 octobre pendant le Wallonissime, un tiercé « gagnant » a été établi (ordre encore à valider) :

N°10 (Collectif Sisma-Wiki)
zûna = buzz

N°2 (René Brialmont)
clignète : émoticone (« smiley »).

N°12 (Charleroi)
guigne djins : caméra de vidéo-surveillance.

Le jury décide en outre de mettre en évidence le travail qui a abouti à la rédaction de la contribution n°12 (Université temps libre de Charleroi).
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