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Raploû linwincieus a Pwetî

 
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Oteur Messaedje
lucyin



Date d' arivêye: 2005-07-07
Messaedjes: 2693
Eplaeçmint: Sidi Smayil, Marok

PostDate: mår 19 dec, 2017 17:34:11    Sudjet: Raploû linwincieus a Pwetî Responde tot citant

Appel à communications, colloque international / Call for papers, international conference :

Promotion ou relegation : la transmission des langues minorisées d’hier à aujourd’hui / Promoting or demoting: the transmission of minority languages from past to present
 
Université de Poitiers – Laboratoire FoReLL, équipes A et B1
6 et 7 avril 2018

Organisation / organisers Jean-Christophe Dourdet & Stéphanie Noirard


Invité spécial/Guest speaker : Mike Cormack, UHI, Ecosse (sous réserve)



Scroll down for English version

C’est en se fondant sur son expérience personnelle que Jacques Derrida écrit Le Monolinguisme de l’autre. Lui qui parle la langue du colonisateur, lui qui se voit retirer son passeport français lors de la Seconde Guerre mondiale, analyse la nature essentiellement coloniale de la culture et de la langue et écrit que « la maîtrise, on le sait, commence par le pouvoir de nommer, d’imposer et de légitimer les appellations. »
Certes, Derrida écrivait dans un contexte postcolonial, pourtant ses réflexions peuvent s’appliquer aux pays qui, par des actions politiques plus ou moins violentes ou de façon implicite au cours du temps, ont adopté pour langue nationale une langue standard(isée) au détriment des autres. Ces autres langues, dès lors minorisées, ont ainsi été freinées dans leur évolution et tendent même à régresser, voire à disparaître, tant elles sont méprisées, à la fois par les locuteurs de la langue nationale et même par leurs propres locuteurs d’origine. Reléguées de fait au rang de simples dialectes ou patois, elles témoignent d’une menace imminente d’acculturation.
Certaines de ces langues minorisées font cependant preuve d’une grande résistance, soutenues qu’elles sont par des efforts parfois individuels, parfois régionaux, nationaux ou internationaux de réhabilitation, de développement ou de promotion. On trouvera parmi ces actions personnelles et gouvernementales, la volonté d’oser parler, écrire, publier dans une langue minorisée, la création d’ateliers culturels, d’écoles bilingues ou de classes en immersion totale, le combat pour faire reconnaître en tant que langues nationales les langues minoritaires et même la création de versions synthétiques standardisées de certaines langues minoritaires.
Mais peut-on réellement se réapproprier une langue. La survie et le développement d’une langue ne sont-ils qu’un fantasme ? Et dans quelle mesure, les langues minorisées dont on peut considérer le développement comme réussi, contribuent-elles à la relégation voire à la disparition d’autres langues ?

Dans une perspective multidisciplinaire et en se concentrant sur la transmission ou le manque de transmission au cours du temps, ce colloque a pour but d’étudier la manière dont on a tantôt minorisé, tantôt aidé à promouvoir les langues. On s’intéressera en particulier, mais pas exclusivement, aux langues minoritaires proches des langues nationales et qui, partant, sont plus facilement considérées comme des dialectes. On appréciera particulièrement les approches contrastives et comparatives : similitudes et différences des politiques de réhabilitation, compétition possible entre les langues minoritaires d’un même pays. Les propositions pourront envisager entre autres thématiques :
-Linguistique et didactique : perspectives diachroniques ; impacts de la relégation sur le développement des langues ; tentatives de modernisation des langues minorisées ; méthodes et stratégies d’enseignement.
-Littérature et édition : de l’oral à l’écrit ; des contes aux expériences modernistes ; les choix difficiles de l’auteur ; le point de vue de l’éditeur ; création d’un nouveau marché.
-Histoire : transmission et utilisation d’une langue comme reflet du pouvoir et des conflits ; des langues minoritaires en politique ; enjeux et rôle des archives ; les médias.
-Sciences humaines : impacts sociaux et psychologiques de perdre sa langue maternelle, de parler ou d’apprendre une langue minoritaire ; philosophie du langage.

Au-delà des propositions plus académiques, on accueillera volontiers le témoignage d’enseignants, d’éditeurs ou de représentants politiques qui œuvrent sur le terrain pour la promotion et la transmission des langues minorisées.
Les propositions en français ou en anglais ainsi qu’une courte bio/bibliographie sont à envoyer à jean.christophe.dourdet01@univ-poitiers.fr et stephanie.noirard@univ-poitiers.fr avant le 1 février 2018.


Drawing on his personal experience of speaking the language of the colonizer and having been deprived of his French citizenship during the Second World War, Jacques Derrida pondered on the essential colonial nature of culture and language. In Monolinguism of the Other, he argued that “Mastery begins, as we know, through the power of naming, of imposing and legitimating appellations.”
Though Derrida wrote in a post-colonial context, his thought may be applied to any country where a standard(ized) language has implicitly or politically been legitimated–in a more or less violent way–as the national language, to the detriment of others. Subsequently thwarted in their evolution, those minorized languages tend towards regression, sometimes altogether disappearing since they are scorned upon by both speakers of the national language and native speakers themselves. They are demoted as dialects or patois and shunned as second-rate with the threat of acculturation looming large.
Among these minorized languages, some have proved to resist demotion and have been sustained through sometimes personal, sometimes local and even national or international endeavours to rehabilitate, develop and promote them. Individual actions and policies include daring to speak, writing, publishing in a minor language, creating folk-clubs, bilingual or total immersion schools, struggling for the recognition of a minority language as a national one or even creating a synthetic, standardized version of a minority language.
Yet can a language be reappropriated? Is the survival and development of a language only a fantasized idea? And to what extent do the minority languages, whose development may be called successful, contribute to the demotion or disappearance of other languages?
The aim of the conference is to look at the way minority languages were demoted or promoted, focussing on transmission or lack of transmission in the course of history, in a multidisciplinary approach. It will particularly focus on–but is not restricted to–those minority languages which are sisters and therefore extremely close to national languages and were hence relegated as dialects. Contrasts and comparisons will be much appreciated–are rehabilitation policies similar or different, is there competition between minority languages within one country? Proposals may include but are not limited to:
-Linguistics and didactics: diachronic perspectives; impacts of demotion on the development of a language; attempts at modernising a minority language; teaching methods and strategies.
-Literature and publishing: orally transmitted and written languages; from folk tales to modernist questions; the authors’ (difficult) choice; the publishers’ point of view; creating a new market.
-History: power and conflict reflected in the use and transmission of languages; minority languages in politics; the role of archives; the media.
-Social sciences: social and psychological impact of losing one’s native tongue and/or of speaking or learning a minority language; philosophy of language.
Aside from academic approaches, hands-on accounts from teachers, publishers, government officials whose aim is to transmit a minority language are also welcomed.
Proposals in English or French and a short bio/bibliography are to be sent to both jean.christophe.dourdet01@univ-poitiers.fr and stephanie.noirard@univ-poitiers.fr before February 1 2018.
_________________
Li ci ki n' a k' on toû n' vike k' on djoû.
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Date d' arivêye: 2005-07-07
Messaedjes: 2693
Eplaeçmint: Sidi Smayil, Marok

PostDate: vén 02 mås, 2018 14:15:06    Sudjet: Responde tot citant

Programe

Promotion ou relégation : la transmission des langues minorisées d’hier à aujourd’hui
Promoting or demoting: the transmission of minority languages from past to present

linguistique et approches culturelles

Vendredi 6 et samedi 7 avril 2018,
Faculté des lettres et langues
Université de Poitiers, campus nord
1, rue Raymond Cantel
Salle des actes

organisé par
Stéphanie Noirard et Jean-Christophe Dourdet
Laboratoire FoReLL

avec la participation de

Programme
Vendredi 6 avril
8h30 — accueil / welcome and registration
9h15 — discours de bienvenue / opening speeches
Séance/pannel 1 — Union et revitalisation, quelques exemples / Uniting and reviving, some examples
10h00 — André Magord, Université de Poitiers : Vitalité et revitalisation ethnolinguistiques dans le contexte francophone minoritaire au Canada. L’exemple des Franco-Terreneuviens
10h30 — Ian Crozier, Ulster-Scots Council Belfast : Biggin Brigs Wi Burns (Building Bridges With Burns)
11h00 — Philippe Boula de Mareüil, CNRS : Atlas sonore des langues régionales de France : de la genèse du projet à sa réception
11h30 — Pascale Erhart, Université de Strasbourg : Les technologies numériques au secours des parlers dialectaux alsaciens ?
12h00 — déjeuner/LUNCH Rabelais, salle Thélème
14h00 — Conférence plénière/Keynote, Klaus Bochmann, Université de Leipzig : Langues minoritaires et conflits linguistiques – quels défis pour l'Europe du XXIe siècle ?
Séance/pannel 2 — Education et langues minorisée / Minority languages at school
15h00 — Renauld Govain, Université d’Etat d’Haïti : Le créole haïtien. De langue d’alphabétisation des adultes à langue de scolarisation : un parcours fait de militantisme et promotion inachevé
15h30 — Wesley Hutchinson, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 : “Mair nor scunnered aboot tha wye oor ain tongue wus tore frae is”: The school in Ulster-Scots writing
16h00 — Argia Olçomendy, Université Bordeaux Montaigne : L’enseignement de la langue basque en France : méthodes et stratégies
16h30 — pause cafe / coffee break
Séance/pannel 3 — Autour de la normalisation / Of normalisation
16h45 — Lucien Mahin, Belgique : Le wallon, langue vivante au XXIIe siècle ?
17h15 — Salah Ait Challal, Université de Tizi Ouzou : Normalisation et normativisation, enjeux pratiques et portée symbolique : le cas du tamazight en Algérie
17h45 — Anne Przewozny & Lison Fabre, Université Toulouse Jean Jaurès : Promouvoir les variétés ethnolectales pour consolider le socle linguistique national australien : réalité sociolinguistique et enjeux contemporains du New Australian English
20h15 — dîner/dinner restaurant 16 Carnot

Samedi 7 avril
Séance/pannel 4 — Langues en contact / Languages in contact
9h00 — Guerlande Bien-Aimé, Université Grenoble Alpes : La rencontre du créole et du français en Haïti, une situation de contact de langues complexe
9h30 — Maximilien Guérin, LabEx : Les parlers du Croissant: des parlers minorisés et marginalisés
10h00 — Gregory Albisson, Université Grenoble Alpes : From New Zealand to Aoteraoa: bilinguialism inside New’s Zealand Social Laboratory
Séance/pannel 5 — Langues minorisées en débat / Debates over minorityy languages
10h30 — Alan Le Cloarec, Université Rennes 1  : De la promotion à la critique, les politisations du débat public sur la langue bretonne au XXe siècle
11h00 — Abane Madi, Université de Tizi Ouzou : Perspectives sur les langues populaires en Algérie
11h30 — Cécile Perrot, Université Paris Descartes : Promotion des langues minorisées : l’exemple de l’Afrique du Sud
12h00 buffet (sur place)
Séance/pannel 6 — Connaître et se reconnaître / Knowledge and self-knowledge
13h30 — Pádraig Ó Gormaile, Université d’Irlande : Le gaélique, une langue minorisée ? Un exemple du syndrome de Figaro ? Un témoignage
14h00 — Erwan Hupel, Université Rennes 2 : Connaître et reconnaître ses classiques : la modernité littéraire bretonne et le palimpseste
14h30 — Massimo De-Giusti, Université de Bourgogne : Le Frioulan, des lyriques grecs à internet
Séance/pannel 7 — De l’oral à l’écrit / From oral to written traditions
15h00 — Eric Nowak, Poitiers : Impropriétés, solécismes et barbarismes : les écueils de l’écriture pour les néo semi locuteurs de saintongeais (variété du poitevin-saintongeais)
15h30 — Dominique Deffain, Rennes : Édition d'ouvrages et publication de textes en gallo, éléments conséquents de la revitalisation qualitative de la langue romane de Bretagne
_________________
Li ci ki n' a k' on toû n' vike k' on djoû.


Candjî pol dierin côp pa lucyin, li mie 18 avr, 2018 18:58:05; candjî 1 feye
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lucyin



Date d' arivêye: 2005-07-07
Messaedjes: 2693
Eplaeçmint: Sidi Smayil, Marok

PostDate: mie 18 avr, 2018 18:57:27    Sudjet: Responde tot citant

Tecse atåvlé e-n inglès

http://aberteke.walon.org/abertekes-engl.html#pweti-en

Prezintåcion: On n' aveut k' 20 munutes: dji n' a pont fwait d' tecse e francès, et ratourner li prezintaedje diya ki vla ciddé:

http://denee.walon.org/~lucyin/guerni/Prezintaedje_Pwetî.odp

Li fitchî odio e francès divreut esse metou so les fyis divant waire.
_________________
Li ci ki n' a k' on toû n' vike k' on djoû.
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Pådje 1 so 1

 
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