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Par quel groupe social le wallon revivra-t-il ?

 
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Oteur Messaedje
lucyin



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MessaedjeDate: dim 16 fev, 2014 22:02:24    Sudjet: Par quel groupe social le wallon revivra-t-il ? Responde tot citant

Le débat actuel sur l’avenir du wallon prend insensiblement un tournant, peut-être sous l’influence des nouvelles préoccupations de l’UNESCO sur le sauvetage – autant que faire se peut – de quelque-unes des 5900 langues qui risquent de mourir avant l’an 2100. Evolution renforcée par la création par les socio-linguistes d’une nouvelle discipline qui tente d’objectiver la situation de chaque langue menacée. Et de là, on le suppose, proposer les voies les plus adéquates à une éventuelle revivification.

Atouts du wallon

Les atouts du wallon pour ne pas subir le triste sort de centaines d’autres langues sont les suivants :
- le berceau de la langue, tel qu’établi scientifiquement dans la première moitié du 20e siècle, recouvre une zone continue où vivent actuellement plus de 3.000.000 de personnes, la plupart d’entre eux pouvant se revendiquer d’avoir un ou plusieurs ascendants wallonophones. Les problèmes de taille critique et de dispersion géographique, si aigus pour certaines langues menacées, y sont donc minimes.
- le corpus de la langue (vocabulaire, grammaire…) a été remarquablement consigné dans des dictionnaires, lexiques et autres atlas linguistiques, de 1790 à nos jours. Plus les données glanables dans les textes littéraires depuis 1600, souvent rendus accessibles au 20e siècle par retranscription dans un système graphique régulier.
- le wallon a fonctionné comme une koinè (langue de communication inter-régionale) pour de nombreux groupes socioprofessionnels (marchands, ouvriers, mineurs, agriculteurs et même conseils communaux) au moins jusqu’en 1930.
- les souffrances psychologiques intenses causées par la politique de profond dénigrement du wallon, qui fut sévère de 1920 à 1970 – et qui a conduit à des attitudes ambiguës amour-haine où le wallon ne pouvait reprendre aucun milimètre de l'espace communicationnel qu'il a cédé au français –, concernent une génération qui est en train de vieillir et de se retirer des affaires. L’attitude des générations montantes est plus favorable à ce qu’ils ressentent – ou pourraient facilement être amenés à ressentir – comme un patrimoine culturel utile et vivifiable.
- de nombreuses associations culturelles continuent à faire vivre le wallon dans plusieurs domaines (entre autres : le théâtre et ses 350.000 spectateurs annuels, la chanson, la littérature, la presse wallonophone). De plus, il existe parmi elles des groupes renaissantistes, ayant réfléchi aux points cruciaux pour la survie d’une langue que sont la normalisation du corpus (forme écrite commune) et la néologie (création de mots nouveaux adaptés à la vie moderne).

Mais dans quel chemin se diriger ?

Par quelles voies le wallon peut-il passer du statut actuel de langue quasi secrète, en voie de disparition probable d’ici à 1940, avec la mort de ses derniers locuteurs natifs, à celui de langue existante, connue et utile dans la Wallonie de la seconde moitié du 20e siècle ?

C’est à cette question, cruciale pour la motivation des personnes qui vont intervenir dans ce processus, que je vous invite à réfléchir.

(à suivre)

Lucien Mahin, le 15/02/14
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MessaedjeDate: lon 17 fev, 2014 12:21:08    Sudjet: Responde tot citant

Je suis dans l'ensemble d'accord avec vous.

Effectivement, le wallon possède énormément d'atouts qui lui serviraient dans un programme de revitalisation linguistique.

La qualité de la description lexicologique entamée au 19e siècle doit impérativement servir d'appui à une réflexion sur la revitalisation du wallon. Et pour moi, comme pour bien d'autres, il est évident que la revitalisation linguistique doit forcément passer par une entreprise de standardisation. Reste à savoir si une revitalisation est voulue et soutenue en Wallonie. Car elle ne doit pas être le fait d'une petite masse de la population "nostalgique", mais au contraire, elle doit être fédératrice et connue de l'ensemble des Wallons. C'est la seule manière pour elle de s'imposer. Et ensuite, d'être utilisée par un maximum de personnes. C'est pourquoi il me semble que premièrement, une véritable campagne de sensibilisation, de "marketing" doit accompagner tout projet.

Ce qu'il manque actuellement, ce n'est pas une description linguistique mais bien une analyse sociolinguistique complète (avec comme modèle par exemple, les grilles d'analyse publiées par l'UNESCO), touchant un public le plus large possible: "qui parle wallon?"; "qui ressent le besoin de retrouver cette langue?" "Quelles sont les représentations de la population wallonne actuellement vis-à-vis du wallon?"; etc. En effet,
mettre sur pied un tel projet de revitalisation demande une préparation minutieuse et importante qui facilitera dès lors le travail des personnes oeuvrant dans ce sens. Celles-ci devraient réunir des personnes aux profils différents: linguistes, dialectologues, sociolinguistes, des spécialistes des Langues en danger (LED), politiciens, enseignants, "renaissantistes", ...

Cette hypothèse suppose une entente et une volonté commune entre ces différents groupes. Or, dans l'état actuel des choses, cette condition est loin d'être remplie... De plus, ce travail de préparation préalable prendrait un temps considérable. Et j'ai l'impression que chaque minute devient précieuse.

Vous parliez de cet élan favorable au wallon qui est actuellement palpable. Je vais tout à fait dans votre sens: tous les jours, que ce soit dans mon travail ou dans la vie quotidienne, je peux sentir des prédispositions de la population qu'il faudrait utiliser. La vitalité et le succès des associations, théâtres, émissions audio-visuelles et autres activités culturelles wallonnes sont eux aussi de grands atouts que possèdent la langue wallonne et qui vont faciliter le processus.

Par contre, j'ai un peu plus de difficultés à imaginer que le wallon ait fonctionné comme une "koinè" avant 1930. Je pensais plutôt que sa "koinéisation" avait débuté par après, quand le développement de la technologie moderne et des moyens de communication a pris un essor tel que l'horizon communicatif des locuteurs s'est élargi (échanges à grandes distances, immigrations dans d'autres régions de la Wallonie,...).

À l'heure actuelle, des "koinès" semblent se remarquer: les multiples dialectes du wallon se rejoindraient autour des grands pôles wallons que sont Namur, Charleroi et Liège (je ne connais pas assez bien la situation du sud-wallon pour oser affirmer la même chose). Un exemple marquant est la langue "carolorégienne" qu'utilise Jean-Luc Fauconnier, qu'il appelle lui-même "koinè carolorégienne"... Ce serait, me semble-t-il, une piste à explorer. Comme l'expliquait Michel Francard, deux pistes sont à envisager dans un processus de standardisation: une piste interventionniste (comme celle utilisée par les "refondeurs") et une piste plus naturelle (mais qui prend beaucoup de temps).

Peut-être serait-il intéressant de combiner les deux...
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MessaedjeDate: lon 17 fev, 2014 15:42:02    Sudjet: Responde tot citant

Bièrdjî scrijha:

Par contre, j'ai un peu plus de difficultés à imaginer que le wallon ait fonctionné comme une "koinè" avant 1930.


C' est l' veur ki dj' n' esteu nén la po tni l' tchandele Laughing

J'entends par koinè : langue qu'une personne donnée va utiliser pour communiquer avec une autre personne étrangère dans une région qui n' est pas la sienne.

Quelques témoignages sur le fait que le wallon fonctionnait ainsi :

Le père (ou l'oncle) de Arthur Schmitz (1924-2012 : lui, pas son père) était "martchand d' vatches"; Selon un témoignage d'Arthur à la "Soce des rcåzeus d' walon" vers 2000, il utilisait le wallon comme langue de communication partout où il allait "même dans le Hainaut".

Selon un écrit de Jean-Jacques Gaziaux, un marchand de porcs du Brabant flamand encourageait son fils à apprendre le wallon en expliquant : s'il ne connaît pas le wallon, comment fera-t-il pour aller acheter des porcs (en Brabant wallon et Hesbaye liégeoise).

Selon Angelo Come (venu en Wallonie a 3 ans, à Marchin, vers 1950 et qui parle couramment wallon), trois mineurs italiens, retournant en vacances dans leur pays (vers 1955-1960 ?) se retrouvant dans un café essayèrent de communiquer entre eux : l'un parlait frioulan, l'autre sicilien, le troisième une autre langue régionale italienne. Pas moyen de se comprendre. Alors, ils discutèrent en... wallon.
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Candjî pol dierin côp pa lucyin, li lon 17 fev, 2014 15:51:40; candjî 6 feyes
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MessaedjeDate: lon 17 fev, 2014 15:46:25    Sudjet: Responde tot citant

Bièrdjî scrijha:
Peut-être serait-il intéressant de combiner les deux...


Oyi. Å dierin raploû del Rantoele (octôbe 2013), nos avans ecoraedjî ene idêye ki vneut d' Djåke Desmet, di fé cwate "rifondants". Gn a k' e l' Årdene ki ç' serè målåjhey. Les troes ôtes sont ddja sol voye.

Li rfondou, lu, continowe si ptit rotaedje, mins pol moumint gn a sacwants scrijheus e rfondou ki n' ont pus waire li tins, a cåze des rujhes del veye... Crying or Very sad
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MessaedjeDate: mie 19 fev, 2014 9:24:07    Sudjet: Responde tot citant

Certainement, le wallon a du fonctionner comme langue de communication à portée supra-locale avant 1930, étant donné qu'il existait à l'époque des personnes dites "unilingues wallon". Dès lors, il parait probable que ces personnes là aient été amenées à utiliser le wallon pour des discussions hors de leur région.

Cependant, je crois qu'une "koinè" doit être comprise en tant que "mélange de plusieurs variétés diatopiques", c'est à dire le produit de variétés qui se différencient en fonction de leur aire géographique. Bien entendu, si "koinè" il y avait, c'est sans aucun doute au niveau de l'oral et dès lors, il est assez difficile de pouvoir émettre une affirmation quand à l'état de langue qui était utilisé dans les exemples que vous donnez.

Je crois qu'avant tout, on a tendance à exagérer les différences entre les multiples dialectes du wallon. On en arrive même parfois à supposer que l'intercompréhension entre des locuteurs de régions wallonnes différentes n'est pas possible: "le wallon de Liège est compliqué, difficile à comprendre, mais tellement plus beau" m'a un jour dit mon grand-oncle, locuteur du wallon de Thynes (région de Dinant).

Finalement, je dirais qu'une intercompréhension est possible: au festival de théâtre wallon qui a eu lieu à Ciney cette saison, la troupe de Remouchamps est arrivée 2e en remportant un franc succès. Cette pièce, écrite par J.Warnier dans un dialecte d'est-wallon a donc été jouée devant un public provenant majoritairement du namurois, ce qui n'a pas empêché la pièce de se hisser sur la deuxième marche du podium. Peut-être qu'à l'époque deux locuteurs provenant de régions différentes arrivaient eux-aussi à se comprendre sans devoir passer par une autre langue que leur langue maternelle...
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MessaedjeDate: dju 20 fev, 2014 14:02:18    Sudjet: Responde tot citant

Bén d' acoird avou tot.

Adon, po noste atôtchance [communication] d' asteure, por mi, i fåt cossemer les idêyes ki shuvnut :

* gn aveut dandjreus ene koyiné cåzêye divant 1930, mins ele candjive dins tchaeke sitouwåcion (Dj' a rtuzé a des ôtes temonaedjes ki dji scrirè bénrade.) => Li rfondou ni va nén askepyî (creyer) ene koyiné walone, pusk' elle a ddja egzisté. I va djusse atåvler (propôzer) ene sicrîte cogne ki rindrè totes sôres di fonccions pus åjheyes (ricweraedjes so on rahoucant mot, sicrijhaedje d' on tecse oficire fwait po tote li Walonreye, lives po li scolaedje des scoleus [formation des formateurs], evnd.). Les rfondants ni sårént rimpli ces fonccions la. Ça rafoircixh co l' idêye k' i fåt diswalper les rfondants et li rfondou, leus deus e minme tins, onk dilé l' ôte ki s' dinèt l' mwin come des bons camaerådes (eyet les rfondeus et les rfondantisses tot parey) Very Happy.

* les diferins accints do walon, dins li stindêye del Walonreye linwistike
https://wa.wikipedia.org/wiki/Sitouw%C3%A5cion_linwistike_del_Walonreye

sont etercomprindåves, si nén totshûte po les cognes lon erî ene di l' ôte, do moens, avou on foirt court sicolaedje, ou tot passant pal kinoxhance des mots scrîts avou des betchfessîs scrijhas. Todi rmimbrer li temonaedje da Francis Baudoux (Vî-Djnape) "Dj' a bouté 30 ans a Lidje sins gote comprinde li lidjwès; cwand dj' a cmincî di lére e rfondou, dj' a tot saizi d' on plin côp."
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MessaedjeDate: dim 23 fev, 2014 1:20:32    Sudjet: Responde tot citant

Bièrdjî scrijha:
Au festival de théâtre wallon qui a eu lieu à Ciney cette saison, la troupe de Remouchamps est arrivée 2e en remportant un franc succès. Cette pièce, écrite par J.Warnier dans un dialecte d'est-wallon a donc été jouée devant un public provenant majoritairement du namurois, ce qui n'a pas empêché la pièce de se hisser sur la deuxième marche du podium.


Ça mostere co ki les idêyes sont ki candjnut foirt rade. La sacwants anêyes (5 ans ?), al minme fiesse di teyåte di Cînè, on aveut dit, tot schoûtant ene pîce del trope di Some-Leuze (pus près di Cînè ki Rmoûtchamp) : on n' comprind nén, c' est do Lidjwès.
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MessaedjeDate: lon 03 mås, 2014 23:24:29    Sudjet: Responde tot citant

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Saye di ratournaedje (pol Rantoele 69)

Les atotes do walon po raviker

Li bon discrijhaedje do motlî (et del croejhete) do walon dispu l’ 19e sieke, c’ est - assuré - ladsu k’ i s’ fåt rashire po tuzer a fé rviker l’ walon. Mins, por mi come po toplin d’ especialisses, po fé rviker l’ walon, el fåt « standårdijhî ». Mins fåt co vey si l’ kiminålté des Walons vout on sifwait standårdijhaedje. Ci n’ doet nén esse ene pitite trope di vîs waloneus, ki n’ volnut ki fé raviker leu passé. Ki do contråve ! ci divreut esse ene foice po rashonner les Walons so on pordjet idintitaire bén da zels. C’ est l’ seule manire di poleur adiercî s’ côp. Adon-pwis, li walon, insi rfondou, divreut esse eployî pa ene contrumasse di djins. C’ est po çoula k’ i nos fåt, å prume, espliker et « vinde » li pordjet. Gn a dandjî di tot on mårcutigne po çoula.
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