Djivêye des foroms di Berdelaedjes Berdelaedjes
Forom di berdelaedjes e walon, so tot l' minme ké sudjet
 
 FAQFAQ   CweriCweri   Djivêye des mimbesDjivêye des mimbes   Groupes d' uzeusGroupes d' uzeus   Si fé mimbeSi fé mimbe 
 ProfilProfil   Lére les messaedjes privésLére les messaedjes privés   S' elodjîS' elodjî 

Egurniyaedjes 2013 : lete da Arnold Hauwaert...

 
Sicrire on novea sudjet   Responde å sudjet    Djivêye des foroms di Berdelaedjes -> Berdelaedjes
Vey sudjet di dvant :: Vey sudjet shuvant  
Oteur Messaedje
lucyin



Date d' arivêye: 2005-07-07
Messaedjes: 3915
Eplaeçmint: Sidi Smayil, Marok

MessaedjeDate: lon 19 dja, 2026 18:30:03    Sudjet: Egurniyaedjes 2013 : lete da Arnold Hauwaert... Responde tot citant

https://wa.wikipedia.org/wiki/Arnold_Hauwaert

al shûte del rexhowe do live Francård sol walon et les ôtes pitits lingaedjes del FWB.

https://wa.wikipedia.org/wiki/Wallon,_picard,_gaumais,_champenois,_les_langues_r%C3%A9gionales_de_Wallonie_(live)

Citåcion:
Arnold Hauwaert

« Wallon, picard, gaumais, champenois »

Merci à Michel Francard

Monsieur Francard, je viens de lire un article dans Le Soir de ce mercredi 11 septembre, dont le titre ne pouvait manquer de m’interpeller : « Il faut sauver ceux qui parlent wallon ». Je suis en effet de ceux-là mais j’ajoute n’avoir encore jamais ressenti le besoin d’être sauvé…. Etre épaulé, par contre, me réjouit et j’ai cette chance de pouvoir partager mon attachement à ma langue avec des dizaines de personnes de tous âges et de toutes conditions.

A la lecture de cet article, j’ai appris la sortie de votre livre « Wallon, picard, gaumais, champenois », décrit comme « un guide pratique des langues régionales de Wallonie ». Je vous certifie que j’en serai, au plus tôt, un lecteur attentif.

Ce qui m’a particulièrement intéressé, vous le devinez sans doute, ce sont vos propos, tenus dans une brève interview réalisée par Eric Burgraff. J’en partage le contenu, sans restriction aucune. Notamment lorsque vous soulignez la part que les langues régionales continuent à occuper, sans qu’on y prenne garde, dans les conversations de tous genres. De même lorsque vous affirmer qu’ « il y a un regain d’intérêt pour ces langues, c’est manifeste ». J’en suis un témoin quotidien et ravi.

En toute modestie, j’aimerais vous faire part de quelques-unes des constatations que je peux faire à tout instant, alors que, personnellement, je parle wallon depuis plus de 80 ans, chaque jour et en tous lieux. Il en va de même pour quelques-uns de mes amis. Où que nous soyons, nous n’avons pas à nous forcer pour introduire le wallon dans les conversations, quelle que soit la qualité de nos interlocuteurs. Et cela passe superbement bien. Il arrive même qu’après un moment de perplexité, certaines personnalités tentent de nous emboîter le pas sur ce terrain et qu’un climat de sympathie s’établisse, tant notre langue est chaleureuse et chatoyante.

Certains dirons que je suis un vieillard viscéralement attaché à ses racines et que je fais partie de cette arrière-garde de « vieux » vouée à une très prochaine disparition.
Sachez donc que j’éprouve un énorme plaisir, en bien des occasions, à écouter des échanges de propos où le wallon et le français voisinent en parfaite harmonie, et que ce bilinguisme usuel est le propre de personnes aussi bien sexagénaires que trentenaires.
Dans le bistrot de Seneffe, que je fréquente régulièrement, et où se retrouve une clientèle constituant un exceptionnel kaléidoscope d’âges et de professions, le wallon est d’usage tout à fait courant. Certains – une minorité je le reconnais- l’emploient en priorité absolue. D’autres passent allègrement du français au wallon avec une virtuosité saisissante. Le patron, âgé de 35 ans, s’adresse indifféremment en français et en wallon à tout un chacun.
Et pour ce qui me concerne – et cela est vrai également pour quelques-uns de mes bons amis- chacun sait que mon langage usuel est le wallon. Et, bien que la langue qui m’est propre soit le wallon namurois, je ne rencontre aucun signe d’incompréhension dans ce milieu où l’influence picarde se fait sentir sur un important substrat carolo.

Que dire lorsque je me retrouve dans mon pays d’Entre-Sambre et Meuse namuroise et que j’entends avec délice une langue d’une richesse inouïe où l’emploi du subjonctif affiche une connaissance sidérante de règles grammaticales n’ayant pourtant jamais fait l’objet d’un quelconque enseignement. Dans les milieux agricoles, sur les chantiers de construction, croyez-moi, le wallon est demeuré une langue bien vivante, truculente, au vocabulaire d’une extrême diversité.

Je m’en tiendrai là, Monsieur Francard. Sinon je n’en finirai pas d’égrener non pas des souvenirs mais des situations actuelles qui démontrent la résistance de nos langues régionales à l’incroyable répression dont elles font l’objet depuis 2 siècles. Une répression dont je fus également victime, ce qui, d’ailleurs, me renforça dans ma volonté de garde et faire vivre cet héritage inestimable.

Je n’ai pas l’honneur de vous connaître, Monsieur Francard. Mais, visiblement, vous êtes de la trempe de cet autre linguiste, Willy Bal, décédé récemment, et que j’eus l’immense plaisir et le privilège de fréquenter. Grâce à des personnalités telles que vous, nos langues régionales trouvent des défenseurs faisant autorité.

Je termine en me ralliant avec enthousiasme à votre conclusion, dans votre interview au Soir :

« Il faut sauver les gens qui parlent wallon ! Une langue n’existe pas. Ce qui existe ce sont les gens qui la parlent. Si en Wallonie, il n’y a pas un projet politique qui intègre les langues régionales, alors la situation de ces langues sera plus désespérée encore qu’elle ne l’est aujourd’hui »

Un projet politique, voilà ce qu’il faut revendiquer. En ces temps où, à ma grande joie, la nécessité d’une identité wallonne affirmée commence à apparaître comme un atout pour la réussite des projets de redressement et de développement économiques, la remise à l’honneur du wallon, du picard, du gaumais, du champenois doit faire partie intégrante de la marche de la Wallonie vers son avenir.

Arnold Hauwaert, « Vivre en Wallonie » Association Sans But Lucratif; envoi N° 259 du 12/09/2013

_________________
Li ci ki n' a k' on toû n' vike k' on djoû.
Rivni al copete
Vey li profil di l' uzeu Evoyî on messaedje privé Evoyî èn emile Viziter l' waibe di l' uzeu Jabber
Mostrer les messaedjes des dierin(ne)s:   
Sicrire on novea sudjet   Responde å sudjet    Djivêye des foroms di Berdelaedjes -> Berdelaedjes Totes les eures sont a GMT + 2 eures
Pådje 1 so 1

 
Potchî a:  
Vos n' poloz nén enonder des noveas sudjets dins ç' forom ci
Vos n' poloz nén responde a des sudjets k' i gn a dins ç' forom ci
Vos n' poloz nén candjî vos messaedjes dins ç' forom ci
Vos n' poloz nén disfacer vos messaedjes dins ç' forom ci
Vos n' poloz nén vôter dins les ploncaedjes di ç' forom ci


Powered by phpBB © 2001 phpBB Group